Ce dimanche matin a eu lieu la remise des clés au comité de gestion de la maternité. Petite cérémonie sous la « véranda » au cours de laquelle furent échangés quelques discours. Un peu de matériel amené de France a été remis par Françoise au comité. Celui-ci a remis à Marijo et à Françoise deux statuettes en cadeaux de remerciements.
Mais auparavant les femmes du village avaient procédé à un grand nettoyage des sols. Les abords avaient été nettoyés hier par les hommes.
Voilà, la maternité appartient au village. Il est important qu'il se l'approprie et que l'activité démarre. Mais il reste encore à faire :
acquisition de l'équipement nécessaire. On peut le faire réaliser sur place sans problème,
forage d'un puits. Une demande a été faite auprès d'une ONG italienne spécialisée dans ce domaine. A suivre,
construction d'un bloc sanitaire (wc et douche), le village devrait prendre en charge,
mise en place de panneaux solaires,
recrutement d'une « matrone ». Celui-ci est en cours, le village s'en occupe activement,
formation d'une jeune femme du village.
Mais il va falloir renflouer les caisses auparavant.
On sent une grande motivation pour que le démarrage soit rapide.
Quant à nous, nous allons quitter le village pour nous transporter à Bamako dans une petite pension située à proximité de nos amis Claire et Yamadou. Nous allons souffler un peu et prendre quelques jours de vacances (on les a mérités quoi !) avant de décoller en direction de Paris en principe mardi 29/03 à 2h du matin.
Au fait, pour les ceusses (comme dirait notre ami Jojo) qui penseraient, en ayant regardé nos derniers articles, que seules les femmes travaillent en Afrique, je leur signale que ce sont des hommes qui ont construit la maternité en si peu de temps, que ce sont encore des hommes qui réalisent les travaux de maraichage requérant le plus de force, etc. Je suis désolé mes chères lectrices préférées qui pensiez que... et bien non.
Bonne nuit et à pluche (c'est encore du Jojo).