Aujourd'hui dimanche, en ville, le calme est revenu. La vie reprend, les boutiques réouvrent, la police est à nouveau présente aux carrefours, dans les rues les ménagères reviennent du marché où on recommence à trouver de quoi préparer les repas. Le carburant, après avoir connu un envol des prix lié à la pénurie est revenu au prix d'avant le putch. Demain lundi est jour férié en commémoration d'un autre coup d'Etat. Mais mardi la vie économique et la vie administrative doit redémarrer. Le chef de la junte a déclaré que "toute défection serait considérée comme un abandon de poste et sanctionnée".
Ce matin je suis allé récupérer le Pajéro. Un taxi m'a emmené jusqu'au parking où Ibrahim m'attendait. Après un petit tour d'inspection, un démarrage moteur au ¼ de tour nous sommes allés boire ensemble notre première Castel. J'ai retraversé la ville sans encombre. Pas un militaire, pas d'ecxités non plus. Une circulation du dimanche avec des voitures , des motos, beaucoup de motos. On pourrait croire qu'il ne s'est rien passé.
Françoise pendant ce temps se faisait tresser dans un petit salon près de chez Claire après avoir, hier, "rafraichi" les chevelures des copines (il faut bien s'occuper).
Demain rendez-vous avec Ousmane, le mécanicien, pour une petite révision avant de monter au village mardi. Auparavant, demain après-midi, nous projetons d'aller faire un tour sur le chantier de construction de la maison de notre copine Mariejo à 30 km au sud. On fera un petit crochet chez nos jeunes protégés et leurs petites jumelles.
Fini la récup, on passe aux choses sérieuses !