Nos valises sont bouclées. Direction N’Tonimba où nous sommes attendus.
Certains doivent penser : « Avec cette insécurité dont nous parlent les médias, cette « guerre » au nord du Mali, est-ce bien prudent ? Et, récemment, ces manifs à Bamako et à Kati, justement… ». Nous pensons que si on évite le nord, le Sahara, où les touaregs ont toujours été turbulents, les risques sont très réduits. C’est le cas où nous allons et en particulier au village. Donc nous partons retrouver notre second chez nous, retrouver tous ceux que, là-bas, nous aimons.
Signé : Jean-Jacques
Après quelques hésitations et avec un retard de huit jours nous partons enfin pour le Mali.
« Ils sont fous ! » direz-vous. Mais ce retard n’est pas dû à l’insécurité du pays (JJ en parle ci-dessus), vous l’aurez compris ça ne nous fait pas peur. C’était juste une grippe et autres microbes qui s’en sont pris à nous. Alors, on fond de son lit on abandonne les projets. Et puis peu à peu la forme revient et on se remet à penser à tous ceux que nous avions prévu de revoir, aux projets (construction de la maison de la « matrone », etc.) et là, l’envie de partir nous reprend. Vite on ramène les petits-enfants à leurs parents (nous les avions pour les vacances de février, malades eux aussi), on rentre dimanche dernier, les bagages se préparent très rapidement et on est prêt pour aller au « très » chaud (autour de 40° C en ce moment) mais, consolation, nous y serons en pleine saison des mangues. Quel bonheur ! Imaginez : sortir de la case, cueillir une mangue fraiche et être apaisé pour la nuit, ça fait dormir parait-il.
Voilà, on décolle mercredi pour rentrer début mai.
Signé : Françoise