Voici une semaine que nous sommes rentrés et nous vous devons bien quelques nouvelles.
Chez nous lundi soir dernier après un voyage un peu long (Bamako, Ouagadougou, Bruxelles, Roissy) mais sans soucis sauf que nos bagages n’étaient pas à l’arrivée. Ils étaient restés bloqués à Bruxelles. Nous les avons récupérés depuis, livrés à domicile par Chronopost.
On regrette presque d’être rentré. Tout d’abord « on se caille » ! Nous avions 5°C ce matin au lever alors que là bas il faisait, au réveil, autour de 30°C. Dur, dur.
Photos prises à N'Tonimba -
Par ailleurs les choses se calment au Mali. D’ailleurs on en entend même plus parler dans les médias en France, avez-vous remarqué ?
Quand je dis que ça se calme je parle du sud car au nord (2/3 du territoire) les populations souffrent, occupées par des rebelles infiltrés par Aqmi et les islamistes voulant imposer la charia à l’ensemble du pays.
Très sincèrement nous ne pensons pas qu’ils puissent y parvenir. Le nord c’est le Sahara, une faible densité de population, quelques villes à conquérir. Dans le sud qui concentre la plus grande partie de la population ça serait bien plus difficile.
Pour plus d’informations sur la situation au Mali : http://www.malijet.com
Bref, durant ce séjour très écourté qu’avons-nous pu faire ? Nous avons pu lancer la réalisation d’une case pour la matrone à côté de la maternité. Nous avons confié la supervision de ces travaux au Comité de Gestion de la Maternité.
Nous avons aussi suscité la création d’une « caisse de solidarité santé » afin de faciliter l’accès aux soins de santé en cette période difficile. En effet, le Conseil considère que village est en mesure de pourvoir aux besoins alimentaires des plus démunis. Par contre, il apparait que l’argent qui serait nécessaire pour se soigner sera consacré à autre chose. D’où l’idée de créer un fond géré par un petit groupe dont la probité est irréprochable. Si, si, ça existe.
Enfin, concernant la case ronde que nous nous faisons construire dans la mangueraie, nous avons reporté à plus tard la réalisation des fermetures et de la toiture. Pour préserver les murs en argile nous avons lancé d’ores et déjà le crépissage au ciment qui était prévu en final.
Je viens de discuter avec Amadou qui est au village. Tout va bien. La situation politique se stabilise, les négociations avec les rebelles du nord sont en cours et tout le monde souhaite qu’elles aboutiront et que le recours à la guerre ne sera pas nécessaire.
Une nouvelle naissance hier au village. On attend la pluie, il fait toujours très chaud. La vie continue.
Voilà pour aujourd’hui.