Quelques jours après la « journée internationale de la femme » je veux vous parler de la femme malienne. Non pas celle des grands jours somptueusement vêtue de wax ou de bazin et portant bijoux. Non pas celle des villes. Je veux vous parler du travail de la femme en brousse. Je n'ai pas la prétention d'être exhaustif, j'ai fait un choix parmi quelques unes d'entre elles..
Imaginez : les tomates se vendent très mal sur le marché de Kati, elles permettent tout juste de payer les condiments pour améliorer le plat de mil journalier. Il faut encore rembourser le prix des graines et de l'engrais achetés à crédit. Comment, alors, mettre de l'essence (le litre coûte plus d'un euro) pour alimenter la pompe qui arrosera les jeunes choux qu'on vient de repiquer ? On fabrique du charbon de bois qu'on va vendre ensuite sur le marché après avoir coupé alentour quelques branches en surnombre des manguiers, tamariniers ou autres acacias. Travail réalisé par les femmes bien sûr.
Le village vit essentiellement du maraichage. Tomates, oignons, choux-pommes, aubergines, gombo,... sont produits à l'ombre des manguiers et vendus sur le marché de Kati qui fonctionne tous les jours. Toutefois, les jeudis et les dimanches sont jours de « grand marché » : les commerçants de Bamako viennent y faire leurs emplettes. Les plus matinaux vendent à meilleur prix. Il faut être les premiers. Encore un travail de femmes que de partir avant le lever du jour sur la piste avec la charrette tirée par son âne, bondée des produits du moment (les tomates en ce moment). Ca se vend mal car il y a surproduction et il n'existe aucune filière de transformation (sauce, séchage,...). Demain ça sera les choux.
Autre travail de femme : la préparation des repas. La séquence qui suit vous donne une petite idée des installations dont dispose, en brousse, la femme malienne.
Ceci ne veut pas dire que les hommes maliens sont oisifs mais il est vrai que la femme ici travaille beaucoup. Chez nous aussi d'ailleurs (ce n'est pas Françoise qui écrit et je le pense vraiment).
Je ne vais pas vous quitter sans vous donner les dernières nouvelles du chantier. Je vous livre quelques photos prisent ce matin. Nous attendons le peintre dés demain pour les ultimes finitions.
Nous vous embrassons tous et vous remercions pour vos commentaires encourageants. Kambé !