Vendredi dernier c'était encore fête au village. Sabine se fiançait à Paul. La tradition veut que le fiancé présente sa requête accompagnée de la dot au chef du village qui donnera son agrément après les palabres de rigueur. La dot est très réglementée. Le fiancé étant du village celle-ci se compose de deux sacs de sel, d'un panier de noix de kola et de cinquante mille francs cfa. Si le fiancé avait été d'un autre village la dot aurait été doublée. S'il venait de Bamako ça aurait été multiplié par cinq.
Pendant ce temps, sur la place du village les femmes dansent en chantant des airs consistant en des conseils à la future mariée. Celle-ci ne participe pas à la fête.
Le mariage devrait être célébré dans un mois ou deux si le fiancé en a les moyens car c'est lui qui finance la cérémonie.
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L'après-midi Françoise et l'association des femmes du village ont organisé une vente de « Yougou yougou », une braderie au profit de cette association de tous les vêtements, chaussures,... amenés de France dans nos bagages. Après un moment de panique, car nous étions au bord de l'émeute (imaginez l'ouverture des soldes aux Galeries Lafayette), tout est parti et le fruit de cette vente servira à démarrer un système de micro-crédits. Je vous livre quelques photos de cette opération.
Les problèmes du Pajero sont réglés. Heureusement car tous les jours il parcourt plusieurs fois la piste entre le village, le chantier et Kati, la ville proche. La poussière très fine s'immisce partout et quand les enfants, les mains poisseuses de jus de mangue ou de papaye, s'appuient sur la carrosserie sans vergogne, imaginez l'état du carrosse.
Un petit lavage intérieur et extérieur n'était pas superflu. Et à 1000 Fcfa (1,50 euros) pourquoi s'en priver. Quand je dis « petit lavage » ça dure tout de même une heure à trois et ils ne chôment pas.