Toutes les conversations, au village, tournent autour du prix des tomates. C’est actuellement la pleine saison, tous les maraichers du village en produisent.
En novembre/décembre le panier de 25 kg se vendait 6500/7500 francs cfa (10 à 11 euros). Mais à ce moment-là c’était la récolte du maïs « alimentaire » semé durant la saison des pluies. Seuls quelques-uns disposant d’assez de terre ont pu anticiper les tomates et les vendre « bon prix ».
Aujourd’hui les mêmes paniers se négocient à 500/650 francs cfa (à peine 1 euro), une misère qui ne paie même pas le travail et les intrants. C’est le règne de l’économie de marché la plus cruelle. Aucune régulation ne vient garantir un prix minimum au producteur.
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Pensée du jour : On laisse au marché le soin de décider si telle catégorie doit survivre ou non. Mais le marché, c’est qui ? Joseph Ki-Zerbo